De Clawdbot à Microsoft Cowork...

3 mois qui ont fait basculer l'IT dans l'ère agentique

De Clawdbot à Microsoft Cowork...

Image Credit: ftr_investors

Début janvier 2026, le fil de mes réseaux sociaux n’a plus qu’un mot à la bouche : Clawdbot.

Phénomène geek poussé à son paroxysme, impossible de passer une journée sans voir apparaître la promesse de fortune en quelques jours de trading robotisé, ou la liberté financière que procure le management passif de bots asservis.

Un projet perso développé pendant le Week End

OpenClaw est un agent IA open source créé par l’Autrichien Peter Steinberger (fondateur de PSPDFKit), lancé fin 2025 sous le nom Clawdbot comme projet personnel. Le projet explose en janvier 2026 : 20 000 étoiles GitHub en une seule journée. Anthropic demande un changement de nom pour éviter la confusion avec Claude, d’où un triple renommage en quelques jours — Clawdbot, Moltbot, OpenClaw. En soixante jours, le projet dépasse 250 000 étoiles GitHub. Pour donner un ordre de grandeur, React a mis plus d’une décennie à atteindre ce chiffre.

Le principe : un agent autonome auto-hébergé qui se connecte à Telegram, WhatsApp, Gmail, Calendar, et agit à la place de l’utilisateur. Pas juste des réponses — de vraies actions. Il permet de déléguer sa vie personnelle à un agent qui, doté de tous les pouvoirs, des mots de passe et pourquoi pas des moyens de paiement, vous épaule ou vous remplace dans les tâches administratives les plus ingrates.

La fin du travail n’est plus très loin pour les plus pessimistes, et Elon Musk parle même d’un futur de rentiers généralisé.

L’écosystème génère rapidement plus de 13 000 skills communautaires, mais aussi une première crise de sécurité majeure : plus de 820 skills malveillantes identifiées sur le marketplace ClawHub, et 135 000 instances exposées publiquement sur internet dans 82 pays.

Son créateur est ensuite recruté par OpenAI, tandis que le projet est confié à une fondation indépendante pour rester open source.

Anthropic emboîte le pas

Anthropic lance Claude Cowork le 12 janvier 2026 — quelques semaines seulement après le buzz OpenClaw. Un produit destiné aux travailleurs non-techniques, capable de manipuler, lire et analyser des fichiers sur l’ordinateur d’un utilisateur. Exactement ce qu’OpenClaw faisait déjà en open source, mais de manière plus encadrée. Il permet de fournir à Claude des fichiers, des accès au système, qu’il peut alors travailler avec des skills — et même s’en inventer de nouvelles.

Du phénomène de geeks, on passe à la panique sur les marchés. La bourse dévisse au moindre nouveau rapport sur l’automatisation agentique. On parle de “SaaSpocalypse”, de “Grande Récession des cols blancs”.

Microsoft Cowork : le passage à l’échelle

Derrière la caricature se cache pourtant une révolution à bas bruit : l’automatisation et la gouvernance agentique accessible à toutes et tous. Et la promesse d’un futur proche où tous nos process deviennent obsolètes, où chaque organisation peut prétendre à concurrencer les plus grands de son industrie.

Si OpenClaw et Claude Cowork sont restés plus ou moins cantonnés aux communautés tech, tout change avec le lancement de Microsoft Copilot Cowork le 9 mars 2026. Présenté dans le cadre de la Wave 3 de Copilot, et faisant suite au lancement de Copilot Tasks pour le grand public, Cowork va mettre à disposition de millions de collaborateurs dans le monde cette révolution.

Construit en étroite collaboration avec Anthropic, Cowork agit exactement comme OpenClaw : automatiser et orchestrer des tâches opérées par des agents indépendants sur la base d’une simple requête. Ainsi, il devient possible de poser un jour de congé sur une simple phrase qui va naviguer dans les outils, suivre le workflow de validation, créer le message d’absence, bloquer le calendrier, refuser les meetings… et vous confirmer tout cela.

La différence : Microsoft Cowork assure l’utilisation d’une donnée d’entreprise sécurisée, s’appuie sur les frameworks Work IQ et Fabric IQ qui contiennent toutes les métadonnées afin de garantir la cohérence et la traçabilité. C’est l’outil qui va permettre à chacun de découvrir le potentiel de l’agentique et de gagner en productivité — dans un cadre gouverné, prêt pour l’entreprise.

Jamais la mission de Microsoft — “to empower every person and every organization on the planet to achieve more” — n’a été aussi concrète.

Ce n’est pas un slogan. C’est un agent qui orchestre vos workflows pendant que vous faites ce pour quoi vous êtes vraiment payé : réfléchir, décider, créer.

Si vous n’avez pas encore testé Cowork, c’est le moment.

Ce que vous découvrirez changera votre façon de travailler.